Assure-Infos

Evolution Comparée entre les Indices des Prix à la Consommation Alger et National « Juin 2005 à Juin 2006 ».

Au mois de Juin 2006, l’indice général des prix à la consommation au niveau national  a atteint 656,1 points, soit une baisse de 2,3% par rapport au mois écoulé. Cette variation est proche de celle relevée en juin 2005 (-2,6%). A noter que la baisse des prix enregistrée au niveau  National est plus importante que celle enregistrée à la ville d'Alger.

La compagnie des assurances des hydrocarbures, à savoir la Cash Assurances se distingue de son côté par un taux d'évolution exceptionnel qui est de 142 %. En 2004, cette compagnie a concrétisé un chiffre d'affaires de 1,77 milliard  de DA, alors qu'en 2005, elle passe à 2,52 milliards de DA.

"CONCURRENCE Ces dernières années, le Maroc, l’Algérie et la Tunisie ont lancé de vastes réformes destinées à assainir le secteur de l’assurance. Aujourd’hui, ces trois pays multiplient les mesures pour affronter un marché  de plus de plus concurrentiel et s’ouvrent aux opérateurs étrangers."

Partenaires : Vous participez au quatrième forum des assurances. Qu’en attendez-vous ?

Nous attendons en particulier des travaux d’ateliers qui permettent de restituer la réalité
du marché des assurances en Algérie et que les participants fassent des propositions concrètes afin qu’on sorte de la situation actuelle. Le ministre des Finances nous a promis d’examiner l’ensemble des recommandations émanant de cette rencontre et d’en tenir compte.

Partenaires : Pouvez-vous nous parler de votre activité ?

Serge Ribes : FSA-Ré est un cabinet de courtage créé en 2001 spécialisé dans la réassurance. Il joue le rôle d’intermédiaire entre les compagnies d’assurances et les compagnies de réassurance. Sa fonction est de protéger les compagnies de réassurance contre le problème de fréquences oud ’intensité des sinistres. La réassurance est un outil qui permet la couverture des bilans et des comptes de résultats des entreprises d’assurances, qu’elles soient publiques ou privées. Notre rôle est d’aider et de conseiller ces entreprises en matière de  mise au point de programmes de réassurance, ainsi que de leur assurer une présence sur le marché international. En d’autres termes, les agences de réassurance sont les assureurs des compagnies d’assurances.

  1. Programme
  2. Résumée des Communication
  3. Revue de presse

Partenaires : Quelle est la différence entre l’activité d’un agent général et celle d’un courtier ?

Maddi El Hadi : Le courtier et l’agent général sont tous les deux des intermédiaires d’assurances. Le métier de courtier est assez nouveau en Algérie où le marché des assurances commence à s’ouvrir. Contrairement au courtier qui travaille pour le compte de plusieurs compagnies d’assurances, l’agent général est mandaté par une seule compagnie d’assurance à la fois. L’agent général a pour missions de prospecter et de gérer les contrats d’assurances au profit de la compagnie avec laquelle il est lié. Il assure, en fait, la fonction de chef d’agence, à la différence qu’il perçoit ses rémunérations à la commission. Il existe actuellement quelque 500 agents généraux d’assurances et une vingtaine de courtiers.

Très faible profitabilité, stagnation qualitative de l’offre et essoufflement du marché, le secteur des assurances en Algérie semble connaître aujourd'hui les limites d’une ouverture dont les conséquences étaient pourtant perceptibles dans les années 1990 à travers, notamment, la multiplication des acteurs publics et privés. Le constat des professionnels est sans équivoque : la tendance actuelle est à la baisse générale des rendements financiers des compagnies d’assurances ainsi qu’à l’inadaptation de leurs produits et aux baisses tarifaires injustifiées qu’elles pratiquent.

Tant attendue, la réforme du secteur des assurances est amorcée. Une nouvelle loi a été en effet adoptée début janvier 2006. Un texte qui a pour but l’amélioration de la protection des intérêts des assurés ainsi que le renforcement du contrôle des compagnies d’assurances en vue de leur conférer un rôle prépondérant dans le développement économique Cette législation amendant et complétant l’ordonnance du mois de janvier 1995 sur les assurances vise, selon les termes du ministre des Finances, à imprimer une nouvelle dynamique à ce secteur par le renforcement de la sécurité financière et la promotion de la bonne gouvernance des compagnies d’assurances ainsi que la réorganisation des mécanismes de contrôle.

Une dizaine d’années après l’adoption du décret à l’origine de l’ouverture du marché des assurances aux privés, ce secteur n’a toujours pas atteint les objectifs assignés. Beaucoup d’Algériens ne croient toujours pas en l’efficacité de l’assurance sous quelque forme que ce soit ; et même si la branche de l’assurance automobile est la plus demandée, elle souffre toutefois du manque de financements. L’assurance logement reste, quant à elle, la branche la moins dynamique, en dépit de la particularité sismique du nord de l’Algérie et de la politique de sensibilisation entreprise à la fois par les autorités et les différentes compagnies d’assurances algériennes.