Bulletin des assurances n°08

Editorial: Alger 2008, capitale de l’assurance africaine

Bulletin publié le 30/05/2008

En accueillant la 35° conférence de l’Organisation Africaine des Assurances, les assureurs et les pouvoirs publics algériens marquent fortement leur soutien au développement de l’assurance en Afrique.

En liaison avec le thème de la conférence : « Les risques environnementaux : l’apport de la prévention et de l’assurance″, ils s’engagent aussi, dans la foulée d’un agenda international, dans des préoccupations de prévention des risques dont les plus complexes que sont les risques environnementaux.

Pour les pouvoirs publics cette orientation n’est pas nouvelle. Elle ne fait que confirmer les choix stratégiques et les politiques en faveur du développement durable et d’un environnement sain mainte fois exprimé en d’autres occasions par l’Algérie.

Pour les compagnies d’assurance, cela représente une avancée très remarquable eu égard, non seulement, à la complexité de la problématique, mais aussi et surtout aux réticences souvent observées chez les assureurs, à s’impliquer dans des actions globales de prévention des risques.

Cette orientation qui ne peut qu’augurer d’une coopération plus intense à l’avenir avec les organismes nationaux et multilatéraux de prévention, devra absolument être confirmée par l’engagement des assureurs africains, à poursuivre entre eux et dans leur pays respectif la concertation initiée par la conférence.

Il nous semble qu’un engagement de ce type constitue en soi le gage d’une orientation résolue vers l’efficacité. Sans cela, la conférence risque de renouer avec les traditionnelles messes multilatérales sans lendemain sinon celle de pouvoir se renouveler autour d’autres prétextes.

Il importe donc de centrer les débats moins sur les solutions que sur les engagements partagés des assureurs à poursuivre la réflexion non seulement avec les professionnels locaux des risques environnementaux mais aussi, étant donné d’adage « qui peut le plus, peut le moins », avec les professionnels des autres risques banaux  sur lesquels interviennent les assureurs quotidiennement.

Pour ne pas discréditer et galvauder la thématique et le rôle éminemment important qu’ils peuvent jouer, il est vital que les assureurs africains prennent des engagements pratiques à coopérer avec les professionnels des risques et les pouvoirs publics de leurs pays respectifs pour apporter une contribution à l’œuvre colossale de protection de l’Afrique, ce continent riche par l’exubérance de sa nature et de ses hommes mais encore pauvre en organisation.

Bienvenue donc au développement de l’assurance en Afrique…