Bulletin des assurances n°31

Editorial: L'effort à faire

Bulletin publié le 13/09/2015

L’investissement des assureurs dans le marketing, la publicité et la communication – sur divers supports médiatiques- est, certes, en progression mais, il demeure très loin de ses réelles capacités et du rang qu’il pourrait occuper, celui de leader en l’occurrence, comme cela est souvent le cas dans les pays développés.

En effet, selon les résultats rendus publics d’une récente étude réalisée par IMMAR Research and consultancy, le secteur des banques, finances et assurances en Algérie, durant les trois premiers mois de 2015, n’est point sur le podium des plus gros annonceurs publicitaires (sur les chaînes de télévision, de radio et, enfin, dans la presse écrite nationale), puisque dépassé largement par le trio télécommunications, agroalimentaire et automobile.

A titre d’illustration, et pour le seul support de la presse écrite, la publicité du secteur financier (banques et assurances) n’est que de 4,18%, loin derrière les télécommunications (40,36%) et l’automobile (27,25%). Pourtant le marché national global de la publicité a connu, durant le premier trimestre 2015, un bond considérable de 42% par rapport à la même période en 2014.

La seule stagnation du chiffre d’affaire du secteur des assurances, durant la même période, n’explique pas tout. Il y a forcément une attitude meilleure à adopter par le secteur des assurances pour rendre ses ambitions au même diapason, à ce propos.

L’effort en question peut se voir dérouler sur la tragique situation de l’accidentologie. Durant les 365 jours de l’année écoulée, 2014 en l’occurrence, 365 décès de plus (qu’en 2012) ont été enregistrés dans les accidents de la route. Un véritable drame que la sensibilisation et la prévention pourraient atténuer un tant soit peu.

Cependant, il est à noter que les efforts considérables fournis par les sociétés sur d’autres volets, comme c’est le cas de la formation de leurs salariés qui a connu, à titre d’illustration, une augmentation significative de 61% en 2013.

Il est parfois des situations desquelles bien des leçons sont tirées pour mieux appréhender l’avenir. Et l’assurance n’y échappera guère. Pour cela, l’humanité a pu découvrir l’expertise, depuis le XIII° siècle déjà ! L’effort à faire est multiple et multidimensionnel.