Éditorial: Renouveau et échanges

Les perspectives nationales du marché des assurances présagent l’optimisme. En effet, l’évolution de la législation nationale y afférente a connu une   avancée significative, notamment en matière de finance islamique et ce, à travers de récentes autorisation accordées aux compagnies d’assurances algériennes d’exercer sous la forme Takaful, que cela soit par le biais de « fenêtres », ou, alors, via la création de sociétés dont l’activité et totalement réservée à ce type d’assurance, considéré comme complémentaire au sytème classique.

De même, la conjoncture exceptionnelle liée à la pandémie de la Covid-19, a poussé les pouvoirs publics, à manifeter une volonté politique clairement réitérée d’aide à l’émergence et au développement des tartups. C’et, là, une entreprise salutaire qui augure un renouveau dans la législation et l’intauration d’un cadre règlementaire en faveur des Insurtechs.

La mise en place d’un cadre juridique approprié et, certes, d’une importance capitale pour le développement du marché mais, cela et-il suffisant, pour répondre aux besoins des assurés et des sociétés d’assurance ? L’impérative logique s’inscrit, désormais, dans une tratégie plus globale et plus efficace qui servira de locomotive, y compris aux textes réglementaires objet de réforme. Comme pour tout autre secteur économique dans un contexte de mondialisation, le développement des assurances demeure indissociablement lié à l’échange et partage des connaissances et du savoir-faire, dans ce domaine.

La 33ème édition de la Conférence de l’Union générale arabe des assurances (UGAA/GAIF), abritée par Oran en 2022, a contitué une enrichissante étape, notamment après deux années extrêmement difficiles non seulement pour le marché national mais également pour l’économie mondiale, un premier pas pour un échange de connaissances puissant et un moyen de connaître, reproduire et étendre les bonnes solutions pour tout un chacun, parmi les assureurs et réassureurs, nationaux et internationaux. Cet échange de connaissances et d’expériences, bien conduit, permettra, sans nul doute, de renforcer la capacité et la volonté d’agir et ce, afin d’accroître, d’abord la confiance en soi, chez les acteurs, et d’aspirer à une réussite certaine mais, aussi et surtout, de renforcer les liens de confiance à tisser avec la clientèle de chacun d’entre eux. Ainsi, la présidence du GAIF, pour une mandature de deux années, contitue un vrai challenge pour le marché algérien des assurances. Cette nouvelle mission de « chef de file » du secteur des assurances, à l’échelle des pays de la région MENA, devrait permettre aux acteurs nationaux de se surpasser et, ainsi, servir de booter sur le chemin du développement et de la participation significative à l’économie nationale.

Par Abdelhakim Benbouabdellah*

*Secrétaire du CNA.

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